On repart pour un tour!

« Et vous repartez quand? »

Voici une des questions qu’on nous pose le plus souvent…
A croire qu’il nous est impossible de nous poser un moment.

On y songe, évidemment…

On y songe à un tel point qu’on a décidé de repartir pour un tour!
Un tour de conférences, histoire de reprendre la route – le temps d’une soirée – avec vous.
Sur cette route qui nous a rendu si vivants et qui, par moments, nous manque…

Vous venez avec nous?

Vendredi 6 novembre 2015 à 20h00, à l’Escale à La Tour-de-Peilz (Rue du Léman 7)
Vendredi 13 novembre 2015 à 20h00, à la Maison de Paroisse d’Apples (Ruelle du Milieu 1)
Vendredi 27 novembre 2015 à 20h00, à la Maison de Quartier de Chailly à Lausanne (Avenue de la Vallonnette 12)
Mardi 19 janvier 2016 à 20h00, à la Salle Boby Lapointe à St Genis Pouilly (France) dans le cadre de le l’association Aventure du Bout du Monde.

Tous les détails sur la page « Conférences » et sur @avelo_info.

En espérant vous croiser sur la route!

Rouler sur la route de la vie avec une seule idée en tête: aller voir ce qui se trouve plus loin

Rouler sur la route de la vie avec une seule idée en tête: aller voir ce qui se trouve plus loin

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Lausanne-Lausanne en passant par ailleurs

Envie de prendre la route le temps d’une soirée?

Nous vous proposons de nous rejoindre pour partager des extraits de notre voyage à l’occasion d’une conférence!

Quelques dates sont d’ores et déjà annoncées sur la page « Conférences » de notre site.
D’autres viendront sans doute s’y ajouter et seront communiquées sur notre compte Twitter @avelo_info.

Pour plus d’information, ou si vous souhaitez commander notre conférence, merci de nous contacter.

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Qu’est-ce qui fini? Qu’est-ce qui commence?

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Rendez-vous le 15 juin!

Généralement, notre blog raconte des histoires et tâche de refléter nos aventures ou les émotions ressenties durant notre voyage et ce depuis bientôt trois ans.

S’il y a toujours eu un certain délai entre l’instant vécu et la publication de nos billets, c’était sans doute pour mieux profiter du présent, sur la route.

Mais, une fois n’est pas coutume, aujourd’hui il n’est pas question du passé, mais bien de demain.

Après avoir déroulé notre pelote de liberté à travers l’Europe, l’Asie et l’Amérique, l’heure est venue de rejoindre les deux bouts.

Le rendez-vous est donc fixé au dimanche 15 juin à 16h30 sur l’Esplanade de la Cathédrale de Lausanne.

Et nous serions très heureux de pouvoir vous y revoir autour d’un bon verre!
Il y aura donc à boire, et libre à vous d’apporter de quoi grignoter.

Pour ceux qui seraient intéressés à se joindre à nous pour rouler un bout de cette dernière étape (le dimanche, le jour d’avant ou même plus), des informations seront régulièrement publiées sur la page « La dernière étape » de notre blog.

Edit: Un immense merci à tous qui, par leur présence ou les pensées, nous ont accompagnés lors de ces derniers tours de roues. Ce fût un grand bonheur de « boucler la boucle » dans de si belles conditions. De tout coeur, MERCI!

Vous avez peur de ne pas nous reconnaître? Alors voici une photo prise le jour du départ, le 18 juillet 2011 😉

Le jour du départ, le 18 juillet 2011

Le jour du départ, le 18 juillet 2011

Au plaisir de vous revoir bientôt!

Valéryne et Luc

Hier fait partie de l’histoire.
Demain demeure un mystère.
Aujourd’hui est un cadeau.
Et c’est pourquoi on l’appelle le Présent.

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La péninsule Ibérique en images

L’avant-dernière série de photos consacrées au voyage vient d’être ajoutée sur notre site www.fonto.ch.
Celle-ci rend hommage aux beautés admirées sur notre route au Portugual, en Espagne et… au Royaume-Uni!

Si Gibraltar ne nous a pas laissé un souvenir imperrissable, que dire du reste?
Exceptionnel! Tout simplement: exceptionnel.
Difficile de rêver mieux pour notre retour en Europe, après plus de 21 mois d’absence.

Une sélection de 24 images à découvrir sur www.fonto.ch.
Ou directement ici: www.fonto.ch/fr/avelo/portugal-espagne-gibraltar.

Et dire que nous n’avons vu qu’un petit bout…

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Et le Guidon d’Or est décerné à:

Loin de nous l’idée d’établir un quelconque classement des pays ou régions traversés durant ces trente derniers mois. Les critères seraient bien trop nombreux et leur appréciation totalement subjective.

Il n’empêche que certains endroits se prêtent mieux que d’autres à la pratique du cyclotourisme. Et l’Andalousie nous a tout simplement charmés, à plus d’un titre!

Alors voici quelques arguments qui devraient vous motiver à enfourcher votre bicyclette pour explorer les trésors du sud de la péninsule Ibérique.

Entre asphalte, gravier et gros cailloux

Dès nos premiers tours de roue, un bitume lisse et entretenu s’offre à nous. Et lorsqu’il fait défaut, c’est pour nous inviter à prendre les chemins de traverse qui mènent là où peu de monde va.

Route de campagne dans la plaine du Guadalquivir entre Séville et El Puerto de Santa María

Route de campagne dans la plaine du Guadalquivir entre Séville et El Puerto de Santa María

Certes, l’Andalousie n’est pas plate, loin de là; mais chaque mètre gagné à la force du mollet est la garantie d’une magnifique descente.

Par ici, ça monte, ça monte…

Par ici, ça monte, ça monte…

… et par là, ça roule tout seul!

… et par là, ça roule tout seul!

Partout ou presque, des routes sillonnent la région, offrant un maximum de possibilités et de liberté.

Route du bout du monde: d'un côté l'océan Atlantique, de l'autre la Méditerranée. Quatorze kilomètres plus au sud, c'est l'Afrique!

Route du bout du monde: d’un côté l’océan Atlantique, de l’autre la Méditerranée. Quatorze kilomètres plus au sud, c’est l’Afrique!

Et si on le veut vraiment, on peut toujours trouver des endroits où il faut pousser!

Et si on le veut vraiment, on peut toujours trouver des endroits où il faut pousser!

L’absence de trafic intense (en tout cas en hiver) associé à une signalisation efficace, rendent la pratique du vélo simple et agréable. Le pied!

Pour Tanger, c'est la prochaine à droite! On a hésité un instant, mais finalement, nous ne verrons l'Afrique que depuis le contient européen

Pour Tanger, c’est la prochaine à droite! On a hésité un instant, mais finalement, nous ne verrons l’Afrique que depuis le contient européen

Deux exceptions cependant: le rocher de Gibraltar et la côte Méditerranéenne dans la région de Malaga. Si la première est quelque chose à voir, la deuxième est facilement évitable en passant par les terres.

Gibraltar: territoire britannique grand comme un nuage… Nous y sommes restés une heure et cinquante-trois minutes, dont la moitié dans les embouteillages. Allo?

Gibraltar: territoire britannique grand comme un nuage… Nous y sommes restés une heure et cinquante-trois minutes, dont la moitié dans les embouteillages. Allo?

Vous avez dit histoire? Celle avec un grand H alors!

Si se faire plaisir sur le vélo est important, pouvoir compter sur des étapes fascinantes l’est tout autant. Et dans la région, ce n’est vraiment pas ça qui manque.

Grottes aux murs ornés de peintures préhistoriques, dolmens énigmatiques, villages accrochés à flanc de colline, … Difficile de tout mentionner, tellement il y en a!

Dolmen de Menga, près d'Antequera, construit il y a 4'500 ans. La pierre supérieure pèse dans les 180 tonnes!

Dolmen de Menga, près d’Antequera, construit il y a 4’500 ans. La pierre supérieure pèse dans les 180 tonnes!

Les villages de Vejer de la Frontera et de Ardales

Les villages de Vejer de la Frontera et de Ardales

Et puis, il y a les villes. Et quelles villes!

Séville, tout d’abord, la capitale. Sans aucun doute la cité la plus progressiste en matière de vélo que nous ayons vue.

Mélange des genres: entre la porte d'entrée des arènes et la "gaufre volante" de la place de la Encarnación

Mélange des genres: entre la porte d’entrée des arènes et la « gaufre volante » de la place de la Encarnación

Ruelle au centre-ville de Séville et la Torre del Oro, sur les rives du Guadalquivir

Ruelle du centre-ville de Séville et la Torre del Oro, sur les rives du Guadalquivir

La place de l'Espagne, construite pour l'Exposition ibéro-américaine de 1929

La place de l’Espagne, construite pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929

Sans oublier la cathédrale (le plus grand édifice gothique au monde) et son clocher-minaret…

Sans oublier la cathédrale (le plus grand édifice gothique au monde) et son clocher-minaret…

… ni l'extraordinaire Alcazar, palais fortifié construit sous le règne de l'émir Abd al-Rahman II

… ni l’extraordinaire Alcazar, palais fortifié construit sous le règne de l’émir Abd al-Rahman II

En poursuivant vers l’Est, au pied de la Sierra Nevada, se trouve la ville de Grenade et l’immanquable Alhambra, un monument majeur de l’architecture islamique et l’acropole médiévale la plus majestueuse du monde méditerranéen.

La Cour des Lions, au cœur des Palais nasrides de l'Alhambra

La Cour des Lions, au cœur des Palais nasrides de l’Alhambra

Jardin et palais à l'intérieur de l'Alhambra. Sublime harmonie!

Jardin et palais à l’intérieur de l’Alhambra. Sublime harmonie!

Décorations murales en stuc dans les palais de l'Alhambra. Il y en a partout!

Décorations murales en stuc dans les palais de l’Alhambra. Il y en a partout!

Et si ce n'est pas du stuc, alors c'est de la faïence qui est utilisée

Et si ce n’est pas du stuc, alors c’est de la faïence qui est utilisée

Puis vient Cordoue, et la grande émotion procurée par la visite de la Mezquita. L’histoire d’un temple romain devenu église avant d’être remplacée par une mosquée finalement transformée en cathédrale. Rarement un monument nous aura autant fasciné.

La salle de prières de la grande mosquée de Cordoue, véritable forêt de colonnes

La salle de prières de la grande mosquée de Cordoue, véritable forêt de colonnes

Le Mirhab (sanctuaire) et l'intérieur du dôme de la grande mosquée de Cordoue

Le Mirhab (sanctuaire) et l’intérieur du dôme de la grande mosquée de Cordoue

En 1236, Cordoue fut reprise par les chrétiens et la mosquée transformée en église

En 1236, Cordoue fut reprise par les chrétiens et la mosquée transformée en église

"Vous avez détruit ce que l'on ne voyait nulle part pour construire ce que l'on voit partout" aurait dit Charles Quint en voyant le résultat de la transformation

« Vous avez détruit ce que l’on ne voyait nulle part pour construire ce que l’on voit partout » aurait dit Charles Quint en voyant le résultat de la transformation

Même de l'extérieur, le bâtiment ne laisse pas indifférent…

Même de l’extérieur, le bâtiment ne laisse pas indifférent…

De la nature à l’état pur

Vous êtes plutôt activités en plein air? Ne quittez pas, vous allez être servis!
Que ce soit sur terre, en mer ou dans l’air, l’Andalousie a tout pour plaire.

Si Tarifa est réputée pour ses vents favorables à la pratique du kite-surf et de la planche à voile, l'ensemble de la côte atlantique est ponctué de plages au sable fin

Si Tarifa est réputée pour ses vents favorables à la pratique du kite-surf et de la planche à voile, l’ensemble de la côte atlantique est ponctué de plages au sable fin

Desfiladero de los Gaitanes, une gorge de plus de 400 mètres dans la région de El Chorro. Le rendez-vous de tous les amateurs de grimpe!

Desfiladero de los Gaitanes, une gorge de plus de 400 mètres dans la région de El Chorro. Le rendez-vous de tous les amateurs de grimpe!

Et si on allait tout simplement se balader? C’est sans doute un excellent moyen de parcourir la région, sillonnée de nombreux sentiers de randonnée.

A travers les forêts de chênes-liège, dans le parc naturel de Los Alcornocales. Mais qui sont ces créatures étranges qui s'attaquent à l'écorce des arbres?

A travers les forêts de chênes-liège, dans le parc naturel de Los Alcornocales. Mais qui sont ces créatures étranges qui s’attaquent à l’écorce des arbres?

Entre campagne et montagne, les cultures sont au point mort à cette saison

Entre campagne et montagne, les cultures sont au point mort à cette saison

Dans le silence absolu du parc de El Torcal de Antequera. Dame Nature y a encore fait des prouesses!

Dans le silence absolu du parc de El Torcal de Antequera. Dame Nature y a encore fait des prouesses!

Bien manger et bien dormir: les deux indispensables du cycliste

Sans un sommeil réparateur, pas de plaisir.
Et sans quelques milliers de kilocalories avalées chaque jour, pas d’énergie.

Si Warmshowers nous a à nouveau permis de faire de belles rencontres, nous avons également pas mal campé. Et parfois, avec plus ou moins de réussite…

Nuit d'épouvante dans une usine désaffectée à proximité d'une ville

Nuit d’épouvante dans une usine désaffectée à proximité d’une ville

Entre une nuit hyper humide à côté d'une station électrique et une autre sur un parking, on doit pouvoir faire mieux…

Entre une nuit hyper humide à côté d’une station électrique et une autre sur un parking, on doit pouvoir faire mieux…

Il n’empêche que nous avons passé de magnifiques nuits dans la campagne endormie et les oliveraies prêtes pour la récolte. On aurait juste pu se passer des chasseurs, de leurs chiens et de leurs gros fusils…

Et vous, vous êtes plutôt olives vertes ou olives noires?

Et vous, vous êtes plutôt olives vertes ou olives noires?

Nous, les olives, on les préfère à l’apéro, ou pour le pic-nic du midi. Mais ce qu’on a surtout adoré en Andalousie, c’est la possibilité de se ravitailler à chaque coin de rue. Et la recette d’un tel bonheur a un seul nom, mais de multiples recettes: les tapas!

Les tapas de déclinent à l'infini. Il arrive même qu'elles soient servies gracieusement lors de la commande d'une boisson

Les tapas de déclinent à l’infini. Il arrive même qu’elles soient servies gracieusement lors de la commande d’une boisson

Tapas faites maison, lors d'un camping campagnard: pâtes aux carottes. Rien de bien nouveau, en somme…

Tapas faites maison, lors d’un camping campagnard: pâtes aux carottes. Rien de bien nouveau, en somme…

Quel temps fait-il chez vous?

Et bien, par ici, en plein hiver, il fait entre 15 et 20°C la journée, plutôt agréable non? Surtout que le soleil tape fort et fait un bien fou. Certes, les nuits sont fraîches mais on ne peut pas tout avoir. De toutes façons, on dort terriblement bien lorsque il fait froid.

Une nuit claire et fraîche. Personne n'aime gratter sa voiture le matin, raison pour laquelle on préfère le vélo. Sauf quand il faut gratter la tente…

Une nuit claire et fraîche. Personne n’aime gratter sa voiture le matin, raison pour laquelle on préfère le vélo. Sauf quand il faut gratter la tente…

Puis, il y a la chaleur des gens. Les Andalous sont des plus charmants (sans parler des Andalouses…) et sans aucun doute les conducteurs les plus respectueux des cyclistes que nous ayons croisés!

La météo ne vous est pas favorable? Vous trouverez sans doute de quoi vous occuper, que ce soit autour d’une table, lors d’un spectacle de flamenco ou de tauromachie, ou encore à l’occasion d’une feria ou d’une fête religieuse. Car les Andalous savent faire la fête, ça oui!

Allez, nous, on file vers le nord. Et à peine nous aurons quitté la région que la pluie fera son apparition.

Toledo, l'ancienne capitale de l'Espagne, et Madrid, la capitale actuelle

Toledo, l’ancienne capitale de l’Espagne, et Madrid, la capitale actuelle

Tout ça pour dire que l’Andalousie nous semble cumuler un certain nombre d’avantages pour la pratique du cyclotourisme, que ce soit comme étape d’un voyage au long court ou comme destination de vacances.

Ou comment être loin de chez soi, tout en restant en Europe.

Vous avez déjà gonflé vos pneus?

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P comme…

P comme paranoïa

La décision de revenir en Europe à peine prise que, déjà, les premières mises en garde font leur apparition dans nos boîtes aux lettres électroniques. « La situation au Portugal est assez tendue » nous prévient-on. « L’Europe est en crise! » pensent nous informer certains. D’autres encore nous annoncent que, malheureusement, la météo y sera exécrable; des visionnaires sans doute…

Pont suspendu sur le Tage, lui qui a vu partir les plus grands explorateurs

Pont suspendu sur le Tage, lui qui a vu partir les plus grands explorateurs

Le phénomène n’est pas nouveau (ni limité au contexte du voyage…). Lors de notre arrivée à Vancouver, ce sont les attentats au marathon de Boston (situé à 4’000 kilomètres de là…) qui apportèrent leur lot de nouvelles alarmistes. Quant à l’Iran, nous avions reçu un message préventif on ne peut plus clair: « N’allez pas là-bas! ». Nous y sommes allés là-bas, et on a vraiment bien fait.[1]

Lorsque les mises en garde ne nous parviennent pas en version électronique, elles viennent directement de la rue. Certains Hongrois nous ont mis en garde contre les Roumains, certains Roumains nous ont mis en grade contre les Bulgares, certains Bulgares contre les Turcs, etc. En Inde et aux Etats-Unis, c’était envers les habitants de l’Etat voisin. Pendant ce temps, en Suisse, certains politiciens s’époumonent à mettre le peuple en garde contre… les étrangers.

Insécurité, violence, crise, danger, menaces, guerres, terrorisme, catastrophes, mort… Voilà des thèmes bien connus et récurrents. Vendeurs même, diront certains. Vendeurs… Et si on arrêtait de les acheter l’espace d’un instant?

Plus de deux ans sans télévision, sans radio ni journaux… Le plus fou, c’est que ça manque… un peu… des fois. Tellement habitués à consommer des nouvelles qui sont déjà anciennes (et qui parfois n’en sont même pas) que le fait de ne plus y avoir accès devient presque angoissant. « Peut-être que vais-je rater quelque chose d’important… » Et si, la seule chose qui soit vraiment important, c’était l’impact de sa propre vie…

Au final, le constat est le suivant: le monde tel que décrit aux « actualités » n’existe pas. Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle. Non?

P comme poubelle

Mais la vraie mauvaise nouvelle que tout le monde connait déjà est celle-ci: notre planète est une poubelle. On y trouve des déchets partout, plastique en tête, mais pas seulement. Evidemment, ce fût particulièrement flagrant en Albanie ou en Inde, mais les autres pays ne sont pas en reste, pays dits « développés » compris.

Si les lieux touristiques sont généralement plutôt « proprets », à peine on quitte les zones mercatiques que la situation se dégrade fortement, et ce jusqu’au plus profond des forêts. Dès qu’il y a une route ou un chemin, les bas-côtés sont entachés de détritus divers et variés.

Place et ruelle de Lisbonne

Place et ruelle de Lisbonne

C’est fou tout ce qu’on peut voir du haut de nos petits vélos ou de notre tente… Appareils et déchets ménagers, matériaux de construction, pneus, tessons de bouteille, etc. Ils sont partout, et pour longtemps. Sans parler des lieux à l’abandon. Drôle de cadeau pour les générations à venir…

Sur nos petits vélos, nous ne sommes pas parfaits non plus, loin de là. Certes, pédaler ne pollue pas, mais il y a le matériel, les transports en commun (dont l’avion), l’essence et les emballages liés à notre alimentation. Ah, les emballages… En consommant, on pollue, c’est un fait. Mais est-ce une raison suffisante pour laisser des déchets partout?

Murs de Lisbonne: entre lessive et azulejos

Murs de Lisbonne: entre lessive et azulejos

Difficile d’être optimiste au sujet des déchets. Cependant, des initiatives existent et elles font peu à peu leurs preuves. Un Albanais nous dit un jour: « Je gagne ma vie en récupérant tout ce que je peux. Et en partant d’un objet qui ne vaut plus rien, j’arrive à en tirer profit ». Recyclage quand tu nous tiens…

P comme plaisir

Oh oui, on a eu du plaisir à revenir sur le « vieux contient ». Retrouver les vieilles pierres, parcourir les rues pavées et profiter des terrasses ensoleillées de Lisbonne. C’est vrai qu’elle fait un peu « dépravée » cette ville avec ses murs décrépits et taggés, ses bâtiments en ruine et ses zonards. Dépravée mais tellement vivante! De vieux trams sillonnent la ville, le linge sèche aux fenêtres, les terrasses s’animent tandis que quelques mendiants quêtent dans l’espoir d’une petite pièce…

Dans les rues de Lisbonne, les trams se faufilent entre les bâtiments historiques

Dans les rues de Lisbonne, les trams se faufilent entre les bâtiments historiques

Et puis, il y a le temps du Sud. La météo bien sûr, avec un soleil qui réchauffe et qui fait du bien, mais aussi ce rythme de vie qui fait que chaque seconde semble un tout petit peu plus longue qu’ailleurs. Nous passerons une semaine dans la capitale portugaise, accueillis par deux familles au grand cœur et aux situations bien différentes.

P comme Portugal

Au sud de Lisbonne, s’étend la région de l’Alentejo, dont la réputation du vin n’est plus à faire (moins cher que l’essence cela dit). Longer la côte en direction du cap Saint-Vincent est un vrai bonheur!

Au cap Saint-Vincent, extrémité sud-ouest de l'Europe

Au cap Saint-Vincent, extrémité sud-ouest de l’Europe

Très sauvage, l’endroit est couru pour la pêche et pour le surf. Les vagues de l’Atlantique viennent s’écraser sans relâche contre les falaises dans un fracas assourdissant.

Pêche à la ligne sur la côté ouest: loisir ou nécessité?

Pêche à la ligne sur la côté ouest: loisir ou nécessité?

Les vagues portugaises sont parmi les plus grosses au monde. Débutants s'abstenir…

Les vagues portugaises sont parmi les plus grosses au monde. Débutants s’abstenir…

Parsemée de petites plages et de villages de pêcheurs, la côte vit tranquillement à cette saison. Les routes sont peu fréquentées, les autoroutes (payantes) désertes et les gens bien sympathiques. Rien de très développé, rien de très bétonné. Juste des pinèdes, des falaises et l’océan. Superbe!

La force de l'océan Atlantique vient s'écraser sur les falaises de l'Alentejo

La force de l’océan Atlantique vient s’écraser sur les falaises de l’Alentejo

Plus au sud, c’est une autre histoire. L’Algarve est connue de longue date en tant que région de vacances et de villégiature. Plages magnifiques, maisons chics et terrains de golf… Et pendant que les Anglais tapent dans la balle, les Portugais passent leurs journées à la pêche où à la chasse.

Sur les plages de l'Algarve, désertes en cette saison

Sur les plages de l’Algarve, désertes en cette saison

Le Portugal est-il touché par la crise? Sans aucun doute. Manque de travail, difficultés financières, pas de perspective d’avenir pour les jeunes. L’heure est aux désillusions et aux doutes. Etrangement, tout ceci ne semble pas trop les préoccuper. « C’est ainsi depuis des siècles… », nous dira un habitant de la capitale, avec un sourire équivoque.


[1] Etrangement, les attaques sur la ville de Khorog n’ont fait l’objet d’aucune couverture médiatique (elles ont cependant fait bien plus de morts qu’à Boston). Mais au fait, c’est où Khorog???

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A mordre à pleines dents: le contient nord-américain en images

Faut profiter! Les mardis et jeudis: offres spéciales! Y en a plus et c’est moins bon!

Pas besoin d'avoir de bonnes dents pour croquer du pain mou…

Pas besoin d’avoir de bonnes dents pour croquer du pain mou…

Ah… on en aura quand même bouffé en Amérique du Nord…
Entre la chaleur insupportable, les distances immenses et la nourriture « étonnante », on a même fini par mordre la poussière, au fond du four, dans la Vallée de la Mort.

Dans une région du monde où tout est amplifié, on est vite rassasié, atteint pas un sentiment de trop plein. Too much… too much… too much…

Il n’empêche que l’expérience fût fantastique, exceptionnelle, inoubliable!
A l’image d’un continent où tout est grand!

Pas de visage dans cette nouvelle série d’images, mais des paysages ahurissants.

A déguster en quatre minutes et quelques sur www.fonto.ch.
Ou directement ici: www.fonto.ch/fr/avelo/canada-usa

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Lausanne – Montréal

Coup de rétro’ sur 200’000 mètres de dénivelé positif

Alors que ce voyage n’était encore qu’un rêve, Valéryne me dit un jour:
« Si ton idée est de suivre le Danube, moi, j’viens pas! Le vélo, c’est à la montée que tu sais si t’aimes. »
Au moins ça avait le mérite d’être clair…

Depuis, on n’a plus arrêté: Alpes, Carpates, Caucase, Pamir, Himalaya, Sierra Nevada, … Des milliers et des milliers de kilomètres de montée, des heures et des heures de contemplation et des litres de transpiration venus d’un autre monde; un monde intérieur connecté comme jamais à cet bonne vieille Terre qui nous fait vivre.

Voici, en quelques chiffres, notre lente et belle ascension pour Montréal:

Nombre de jours de voyage: 816
Nombre de jours de vélo: 420, soit à peine plus que la moitié…
Température minimale sur le vélo: -10°C, en Arménie
Dans la tente: -7°C, au Ladakh (Inde)
Et dehors: dans les -25°C, au camp de base de l’Annapurna (Népal)
Température maximale dans l’air: 51,6°C. à la station météo de la Vallée de la Mort
Température maximale indiquée sur le compteur de Luc: 57°C… (celui de Valéryne a posé les armes à 48°C)

Distance parcourue à vélo: 27’326 kilomètres
Etape la plus longue: 149km à plat mais sur gravier
Etape la plus courte: 5’480 mètres (encore battu!), d’un spot de camping à un autre…
Distance moyenne par étape: 65 kilomètres
Distance moyenne par jour de voyage: 33 kilomètres
Nombre d’étapes à plus de 100km: 38

Recours à des moyens de transport alternatifs: 50, dont:
2 étapes en avion entre Bombay (Mumbai) et Vancouver via Hong Kong
9 trajets en ferry pour passer un bras de mer, traverser une rivière ou visiter une île
65 kilomètres de métro pour quitter San Francisco
156 kilomètres de pick-up et camping-car dans la Vallée de la Mort, malheureusement…
Quelques kil’ de jeep, afin de traverser deux tunnels interdits aux cyclistes
1’600km de train à travers le Midwest, histoire quitter les Etats-Unis à temps

Pourcentage de la distance totale parcourue à vélo (hors avion): 75%

Temps passé sur la selle: 1’926 heures, 19 minutes et 59 secondes
Soit plus de 80 jours non-stop au guidon
A une vitesse moyenne de 14,2 km/h

Dénivelé positif cumulé: 203’207 mètres
Montée la plus grande: 1’774 mètres, en Autriche
Point culminant, atteint à vélo: 5’359 mètres, au Ladakh (Inde)
Point le plus bas, sans même se noyer: -86 mètres, Vallée de la Mort (encore elle)
Nombre d’étapes avec plus de 1’000 mètres de montée: 37

Nombre de nuits sous tente, sous abri ou à la belle étoile: 269
Nuits invités chez l’habitant: 215
Nuits en hôtel, pension, auberge, etc: 329
Nuits sans dormir: quelques unes donc une où on ne s’est même pas coucher…
Nuits dans un train: 1
Nuits perdues en route: 1, lors d’un saut par les airs en dessus de la ligne de changement de date
Dépenses nettes en hébergement pour 28 semaines en Amérique du Nord: CHF 150.-

A noter au tableau des scores:
– crevaisons: Valéryne mène par 13-10
– accidents impliquant un autre véhicule: Luc fait cavalier seul avec un magnifique 3-0
– indigestion (sans autres détails): match nul 4-4
– jantes cassées ou changées à titre préventif: égalité 3-3
– crises de larmes: hmm… celui-là, on va peut-être le garder pour nous…

A  part ça, les vélos comme leurs pilotes vont toujours bien.

Une dernière chose…

Tout au long de notre voyage, nous avons eu l’occasion d’être hébergés, invités à partager un repas ou une tranche de vie. Que ce soit spontanément, par l’intermédiaire de Warmshowers, par concours de circonstances ou chez des amis, des foyers nous ont ouverts leurs portes, quelque soit leurs conditions de vie, leurs raisons ou leurs moyens. Sur nos 202 nuits en Amérique du Nord, nous avons eu l’occasion d’en partager 132. Sans ces magnifiques rencontres, nous serions passés à côté de ce qu’est l’Amérique.

A vous tous qui nous avez accueillis, faits confiance et offerts la possibilité de vous connaître et de partager votre quotidien, nous vous disons MERCI.

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Tu sais c’est quoi l’raison?

Des raisons de visiter le Québec, il y en a plein. Que ce soit ses vastes étendues de forêt, sa cuisine forte de nombreux produits régionaux ou l’histoire de la Nouvelle-France: la « Belle Province » ne manque pas d’attraits.

Et puis, il y a les incontournables: chemises à carreaux, cabanes à sucre, sirop d’érable, poutine ainsi que les légendaires « expressions » québécoises agrémentées de quelques sacres plus ou moins blasphématoires.

Mais la principale raison de notre passage par la plus grande province du Canada va au delà des clichés ou des attraits touristiques de la région. Il s’agit de rendre visite aux « cousins d’Amérique » comme on les appelle parfois. Des amis de longue date, rencontrés pour la plus part aux premières heures du troisième millénaire, à l’occasion d’un camping géant au cœur de l’hiver québécois. Comme quoi le froid, ça crée des liens.

Après un rapide passage par Kingston et Ottawa (ex et actuelle capitales du Canada), une ancienne ligne de train nous emmène à toute vitesse vers Montréal

Après un rapide passage par Kingston et Ottawa (ex et actuelle capitales du Canada), une ancienne ligne de train nous emmène à toute vitesse vers Montréal

Une fois de plus, le « programme » est ambitieux: faire le tour des amis et de la Gaspésie puis traverser le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse pour rejoindre New-York avant l’hiver… Mais finalement, il n’en sera rien.

Est-ce dû à un furieux besoin de lever le pied et de recharger les batteries après un incroyable parcours dans le sud-ouest des Etats-Unis?
Ou est-ce la fantastique hospitalité des Québécois qui nous a retenus?
Ou bien le fait de se retrouver entre amis, de dormir dans un lit et de manger autre chose que des pâtes et du porridge?
Sans doute un peu tout ça…
Quoi qu’il en soit, notre ambition sera mise au régime, contrairement à nos estomacs!

Les escaliers extérieurs occupent une place prépondérante dans la vie urbaine de Montréal

Les escaliers extérieurs occupent une place prépondérante dans la vie urbaine de Montréal

Evidemment, se retrouver en terre francophone fait également partie du plaisir. La transition linguistique est, une fois de plus, étonnamment rapide: une fois la rivière des Outaouais traversée, l’anglais disparait quasi totalement du paysage.

Partageant la même langue maternelle, les discussions sont plus riches et les sujets plus variés. L’échange de points de vue et le partage d’idées se font naturellement, même si quelques variations du langage mènent parfois à des malentendus des plus cocasses. D’autre part, les Québécois semblent nettement plus réservés que leurs voisins et moins enclins à demander à tout bout de champs d’où on vient et comment on va. A vrai dire, ça fait du bien.

Quinze kilomètres séparent le centre de Montréal du parc national des Iles-de-Boucherville. Au Québec, la nature n'est jamais bien loin

Quinze kilomètres séparent le centre de Montréal du parc national des Iles-de-Boucherville. Au Québec, la nature n’est jamais bien loin

Arrivés à Montréal par une météo estivale, nous la quittons avec les premières gelées nocturnes… Pourtant, il ne nous semble pas nous être éternisés… Pi, c’est pas comme si c’était début septembre!

Trois jours suffisent pour se rendre jusqu’à Québec via la Route verte, autoproclamée « la plus grande piste cyclable en Amérique du Nord ». Autant le dire franchement, en ce qui nous concerne, il s’agit là de « la plus grande supercherie cycliste en terres non-immergées ».

Architecture de la rive nord, située comme son nom l'indique à l'ouest du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec

Architecture de la rive nord, située comme son nom l’indique à l’ouest du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec

Montréal – Québec, c’est pas bien long. Pourtant, on s’est perdu 5 fois. Certes, nous ne sommes plus très habitués à suivre des itinéraires préétablis, mais quand même…
Malheureusement, la désillusion ne s’arrête pas au manque de signalétique.

Les coureurs pros, quant à eux, ne risquent pas de se perdre: 16 tours de ville à l'occasion du Grand Prix de Québec

Les coureurs pros, quant à eux, ne risquent pas de se perdre: 16 tours de ville à l’occasion du Grand Prix de Québec

La Route verte revendique fièrement 5’000 kilomètres de « voies cyclables ». Certes, il y a des tronçons très agréables, sur d’anciennes lignes de train réhabilitées, mais il y a aussi… des milliers de kil’ d’accotement [1]. Bilan: on bouffe du gros camion à longueur de journée. Rien de très différent de l’Inde en fait, sauf que là-bas, ils roulent moins vite.

Ce qui devrait être une fantastique initiative pour promouvoir la mobilité douce et favoriser les vacances à vélo ressemble plus, à l’heure actuelle, à une mascarade politique. Infrastructures inadaptées, site Internet inadéquat, informations déficientes et attitude inacceptable de certains usagers de la route rendent l’expérience carrément désagréable, pour ne pas dire dangereuse.

L'itinéraire vélo s'arrête ici, nos illusions quant aux infrastructures cyclistes en Amérique du Nord également

L’itinéraire vélo s’arrête ici, nos illusions quant aux infrastructures cyclistes en Amérique du Nord également

En arrivant au Québec par l’ouest, l’influence européenne de la province saute aux yeux.
Mais peu à peu l’illusion s’estompe et après plusieurs semaines sur place, ça ne fait plus aucun doute: nous sommes bien en Amérique.

Au cœur de la ville de Québec: les vieux quartiers et le château Frontenac

Au cœur de la ville de Québec: les vieux quartiers et le château Frontenac

Jour après jour, l’automne s’installe et avec lui apparaissent les premières couleurs. Du vert sombre, les feuilles s’éclaircissent, tirant vers le jaune ou l’orange. Bientôt, la forêt prendra feu. Il est temps de partir plus au nord, avant que le froid ne devienne trop intense.

Un festival de couleurs est annoncé! Le spectacle préparé par l'automne est, à lui seul, une raison suffisante de venir au Québec

Un festival de couleurs est annoncé! Le spectacle préparé par l’automne est, à lui seul, une raison suffisante de venir au Québec

Tous les Québécois vous le diront: Sept-Îles c’est loin, très loin. Trop loin pour y aller à vélo… Vraiment? Peu importe. On pédalera un bout, un autre en voiture et le reste en pick-up. Mais le retour lui, se fera intégralement à dos d’ours.

En route pour le Nord. La région de Charlevoix est la seule partie du trajet au dénivelé significatif. Nos ours profitent d'une pause pour se faire canoniser

En route pour le Nord. La région de Charlevoix est la seule partie du trajet au dénivelé significatif. Nos ours profitent d’une pause pour se faire canoniser

En fait, 650 kilomètres séparent la capitale nationale du Québec de Sept-Iles, principale agglomération de la Côte-Nord. De là, l’unique route continue le long du golfe du Saint-Laurent sur 400 kilomètres. Plus loin, il n’y a rien, ou presque et il faut un bateau ou un avion pour y aller. Alors oui, Sept-Iles c’est loin; mais comparé à l’immensité du Québec… [2]

Ligne droite en pleine nature. Les rares moments sans trafic nous laissent seuls, au milieu de rien. Fantastique!

Ligne droite en pleine nature. Les rares moments sans trafic nous laissent seuls, au milieu de rien. Fantastique!

Allez, il est l’heure de penser au retour. Au retour en Europe même! En route pour Montréal, par la Rive Sud cette fois, accompagnés de milliers d’oies des neiges qui, elles aussi, partent pour un grand voyage afin de passer l’hiver au chaud.

A la tombée du jour, d'immenses escadrons d'oies nous montrent le chemin. Cap plein sud, avant de retrouver le Vieux Continent

A la tombée du jour, d’immenses escadrons d’oies nous montrent le chemin. Cap plein sud, avant de retrouver le Vieux Continent


[1] Accotement: terme utilisé pour désigner un espace plus ou moins large (voire inexistant) fait d’un matériau plus ou moins dur situé au bord de la route. Au pays de Heidi, on appelle ça une bande d’arrêt d’urgence ou un terrain vague…

[2] Sept-Iles est à la même latitude que Francfort. L’extrémité nord du Québec se situe au niveau des Iles Féroé, soit 1’500 kilomètres plus loin…

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