A l’heure du thé

« Le Monde a changé d’échelle, c’est bien l’Asie qui commence »
Nicolas Bouvier, l’Usage du Monde

Aux portes de l’Asie, nous saisissons encore assez mal l’immensité du continent qui s’ouvre à nous. Pourtant, à peine sorti du ferry, l’impression d’être ailleurs nous envahi. Il est 17h30, le soleil se couche et l’appel à la prière résonne dans toutes les rues de Çeşme.

Premiers tours de roues en Asie, sous la pluie…

Premiers tours de roues en Asie, sous la pluie…

Les supermarchés ont laissé place aux petites échoppes où l’on vend de tout, du produit lessive au yoghourt et passant par différentes épices. Les prix ont disparu et le marchandage est de mise. Les kebabs, dans leurs multiples déclinaisons, se trouvent à chaque coin de rue: au poulet, à la viande, dans un pain sandwich, enroulé dans une sorte de crêpe, … Parmi les meilleurs en-cas pour cyclistes!

Après plus de deux semaines sans rouler, la reprise est difficile. Nos corps, exposés au froid et au vent, n’ont plus l’habitude de fournir un tel effort. Et les images vues à la télévision la veille nous laissent songeurs: tempête de neige et grand froid sur le centre de l’Anatolie… Mais tout bon thé ne commence-t-il pas par être de l’eau froide?

Nuit magique dans une bergerie de six mètres carrés avec réveil au soleil sur tapis vert et blanc

Nuit magique dans une bergerie de six mètres carrés avec réveil au soleil sur tapis vert et blanc

Au sommet d’un petit col, nous croisons un couple de cyclistes d’une cinquantaine d’année. Le temps d’un court échange et toute la motivation revient: nous ne sommes pas les seuls cyclos sur les routes turques à cette saison! Nous suivrons leur conseil: longer la côte le plus longtemps possible à la recherche d’un climat plus tempéré.

Mais rouler en Turquie en hiver a également beaucoup d’avantages. Le trafic est plus faible, les plages sont désertes et les sites historiques très peu fréquentés. Nous profitons du marbre des vestiges grecs tout en prenant soin d’éviter les zones balnéaires, véritables paradis du béton.

Magistrale bibliothèque de Celsus à Ephèse

Magistrale bibliothèque de Celsus à Ephèse

Colonnes en manque d'équilibre à Priène. Celles du fond ont fait l'objet d'un atelier-reconstruction

Colonnes en manque d'équilibre à Priène. Celles du fond ont fait l'objet d'un atelier-reconstruction

Pieds de colonnes monumentales du temple d'Apollon à Didymes

Pieds de colonnes monumentales du temple d'Apollon à Didymes

Si certains en rêvent, les cités de vacanciers en bord de mer – totalement mortes à cette saison – nous laisserons un goût amer… comme du thé qui aurait trop tiré.

Ce qui devait arriver arriva, les briques de verres en bord de route ont été les plus fortes

Ce qui devait arriver arriva, les briques de verres en bord de route ont été les plus fortes

Peu à peu, nous découvrons l’importance du thé en Turquie. Rien ne peut se faire sans avoir préalablement partager un verre de cay. La maison étant le domaine des femmes, les hommes n’y sont pas les bienvenus durant la journée. Ils se retrouvent donc dans les cafés pour lire le journal, discuter ou jouer au Okey ou au Backgammon près du poêle.

Partie de Okey entre hommes et cay en terrasse entre copines

Partie de Okey entre hommes et cay en terrasse entre copines

Pour nous, chaque pause devient l’occasion de nous désaltérer tout en glanant de précieuses informations sur la route à suivre. Jour après jour, notre turc progresse et le contact s’améliore. Dans les villages, à un carrefour ou encore sous l’avant-toit d’un restaurant lors d’un orage de grêle: partout un thé brûlant nous attend avec quelques mots de sympathie ou de curiosité. Morceau après morceau, la Turquie nous offre de sa douceur en même temps que le thé devient plus sucré.

Pas facile de dormir au sec en cette saison…

Pas facile de dormir au sec en cette saison…

Refuser un thé serait équivalent à refuser le contact et passer à côté de l’incroyable hospitalité des Turcs. En fin d’après-midi, on s’arrête dans une station-service en quête d’eau potable et de toilettes propres. Quelques mots de turc, un verre de thé et un échange se crée. Finalement, nous dormirons sous le couvert du magasin, avec à disposition thé, toilettes et douche chaude! Un camping pas comme les autres qu’on aurait manqué si on n’avait pas pris le temps de boire un cay, trop pressés de trouver un endroit où dormir.

Cette expérience se reproduira à maintes reprises: chez Halil qui, en plus de nous prêter son garage pour dormir, nous emmène en minibus à la découverte des ruines antiques de Tlos avant de nous offrir le souper et le petit-déj’. Chez Fatma et Rachid qui nous hébergent dans leur grenier et nous invite à venir partager nos pâtes autour d’un délicieux repas familial.

Au sommet de l'acropole de Tlos avec Halil, guide improvisé pour cyclos de passage

Au sommet de l'acropole de Tlos avec Halil, guide improvisé pour cyclos de passage

Dans les serres de Fatma. Nous repartirons les sacoches pleines de tomates et de concombres.

Dans les serres de Fatma. Nous repartirons les sacoches pleines de tomates et de concombres.

L’immense gentillesse de Turcs et leur sens de l’accueil nous touchent énormément et nous redonnent vite l’énergie nécessaire pour pédaler tous les jours. En route, nous avons la chance de croiser plusieurs cyclos. Et même quatre d’un coup! Marcus et Lena, un couple germano-autrichien, roulent depuis quelques jours avec Eglantine et Guilhem, deux Français en vélos couchés. Nous nous joignons à eux pour une belle soirée avant de poursuivre jusqu’à Antalya avec Eglantine et Guilhem. Une petite semaine à rouler à quatre, à partager nos expériences.

Photo de groupe: Luc, Valéryne, Eglantine, Guilhem, Marcus et Lena

Photo de groupe: Luc, Valéryne, Eglantine, Guilhem, Marcus et Lena

Couché ou debout? Une question de goût!

Couché ou debout? Une question de goût!

A Antalya, c’est Ömer qui nous attend, un retraité qui ne fait pas de vélo mais qui aime rencontrer des cyclistes [1]. Il voyage ainsi en écoutant les récits de ses hôtes. Et c’est sur une terrasse, face à la mer, sirotant un thé et discutant avec Ömer et sa femme que nous passons une magnifique journée de printemps. La dernière avant de rejoindre le centre de l’Anatolie où nous attend l’hiver!

Tablée de cyclos pour Ömer. Christian nous a rejoint après 65'000 kil de vélo! (Source: Cyclorêveurs)

Tablée de cyclos pour Ömer. Christian nous a rejoint après 65'000 kil de vélo! (Source: Cyclorêveurs)


[1] Pour être sûr de ne pas rater un cyclo de passage, Ömer est membre d’un autre de ces excellents sites Internet qui permettent de rencontrer de gens: WarmShower, le réseau social des voyageurs à vélo.

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La Grèce en images

Une journée pluvieuse sur la côte turque de la mer Egée nous a permis de mettre quelques photos de notre passage en Grèce sur www.fonto.ch.

Elles sont consultables directement à cette adresse: http://www.fonto.ch/fr/avelo/grece/

En attendant que ça s’essuie un peu, un bon verre de thé nous attend!

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Entre neige et mer sur la terre des Dieux

Nous quittons l’Albanie par une météo des plus maussades. La frontière grecque est à peine passée que le soleil fait son grand retour, avant de nous abandonner lâchement au cœur d’un nuage des plus opaques…

Devant nous se dresse la dernière difficulté de notre séjour européen: un col à 1’700 mètres. La neige étincelante sur les sommets avoisinants nous laisse imaginer le pire, mais un panneau nous informe que le col est ouvert.

Chic! Le col est ouvert! Y a intérêt: voilà plus de cinq heures qu'on grimpe…

Chic! Le col est ouvert! Y a intérêt: voilà plus de cinq heures qu'on grimpe…

La montée, bien que menteuse, se fait par une route magnifique au trafic quasi nul; l’autoroute en contre-bas absorbant gros camions et autres bolides pétrolivores. Deux jours d’ascension, entrecoupés d’une nuit froide et pluvieuse. Ça sent la neige… Plus que 300 mètres de dénivelé mais une barrière traverse la route: le col est fermé! Tant pis, on tente…

Ah! Ben finalement pas… Mais il sera dit qu'on ne redescendra pas avant d'avoir essayé!

Ah! Ben finalement pas… Mais il sera dit qu'on ne redescendra pas avant d'avoir essayé!

Peu après, nous entrons dans un monde de neige et de glace. Seules quelques traces de pneus nous indiquent que d’autres sont passés par là avant nous… Dans un décor en noir et blanc, un vent violent balaye la route. Les derniers kilomètres de montée sont parcourus à seize à l’heure, malgré les 4% de côte…

Heureusement, la neige est fraiche et l'adhérence reste bonne. Mais la descente risque d'être moins drôle…

Heureusement, la neige est fraiche et l'adhérence reste bonne. Mais la descente risque d'être moins drôle…

Arrivés au col, le vent ne faiblit pas; alors que l’un fait du cerf-volant avec ses pantalons de pluie, l’autre pète un plomb en voyant ses affaires s’envoler… Au loin, recouvert de son manteau d’hiver, le Mont Olympe nous annonce notre arrivée sur la terre des Dieux.

Suspendus entre ciel et terre, les Météores resterons gravés dans nos mémoires. Sur d’immenses blocs de roche, reposent de merveilleux petits monastères; harmonie suprême entre la puissance de la Nature et la force de l’Esprit.

A la découverte des Météores sous un soleil resplendissant

A la découverte des Météores sous un soleil resplendissant

Habités par des ermites depuis près de mille ans, ces rochers servirent de refuge aux moines lors des attaques turques du XIVème siècle. Réputés inaccessibles, vingt-quatre monastères furent construits à bord de falaise, offrant calme et sécurité à leurs résidents. De nos jours, des escaliers ont remplacé les échelles de corde et autres treuilles afin de permettre aux visiteurs de découvrir les six monastères encore en activité. Nous y serons quasiment seuls, par un magnifique dimanche de décembre.

Les énormes formations rocheuses des Météores semblent sortir de terre

Les énormes formations rocheuses des Météores semblent sortir de terre

Le monastère Aghia Triada, posé en équilibre au sommet d'un rocher

Le monastère Aghia Triada, posé en équilibre au sommet d'un rocher

Fin de journée brumeuse sur le monastère de Roussanou

Fin de journée brumeuse sur le monastère de Roussanou

Chaque journée ensoleillée est un cadeau; et ce cadeau est d’autant plus beau lorsqu’il arrive, plie au bon moment, après une longue série de journées pluvieuses. Et Zeus, maître du Ciel et de la Terre, décida de nous faire reprendre la route sous la pluie…

Nous croisons une première fois Athéna sur notre chemin. Dans sa grande sagesse, elle nous convint (non sans peine) de prendre un peu de repos sur l’île d’Eubée, histoire de passer Noël au chaud et au sec dans un petit port réputé pour son eau thermale.

Traverser l'île d'Eubée; ou comment passer de la mer à la neige en une demi-journée

Traverser l'île d'Eubée; ou comment passer de la mer à la neige en une demi-journée

A Marathon, nous ratons de peu Arès, dieu de la guerre, la légendaire bataille ayant pris fin il y a 2’501 ans. Déçus, nous partons à la poursuite d’Euclès, mais 42,195 kilomètres ne sont pas suffisants pour rattraper vingt-cinq siècles d’histoire…

Mais est-ce bien prudent d’aller à Athènes, alors que les nouvelles débordent d’images d’Hadès, le dieu des enfers, mettant la ville à feu et à sang? Heureusement, Athéna nous a devancé afin de remettre un peu d’ordre dans sa cité.

L'Erechthéion, temple construit sur la partie la plus sacrée de l'Acropole

L'Erechthéion, temple construit sur la partie la plus sacrée de l'Acropole

Vue globale sur l'Acropole avec la Porte Beulé, l'Erechthéion, le Parthénon et, en bas, l'Odéon

Vue globale sur l'Acropole avec la Porte Beulé, l'Erechthéion, le Parthénon et, en bas, l'Odéon

Temple d'Héphaïstos près de l'agora d'Athènes

Temple d'Héphaïstos près de l'agora d'Athènes

Nous rencontrons Déméter (déesse des moissons) et Hestia (déesse du foyer) attablés avec Yiannis [1] et sa famille pour un magnifique repas du Nouvel-An. Bons petits plats et ambiance chaleureuse, l’hospitalité grecque à l’état pur. Nous passerons l’intégralité de notre séjour à Athènes chez Yiannis, cyclo-voyageur, réalisateur de documentaires pour la télévision grecque et photographe de talent (www.yiannisbiliris.com).

Aphrodite (déesse de la beauté) et Apollon (dieu soleil) nous accompagnent pour une semaine de visites dans le Péloponnèse, séparé du contient par le canal de Corinthe. Au programme: la splendeur des sites Antiques sous un soleil divin.

Le canal de Corinthe: 6,3km de long, 21m de large, 79m de haut pour un raccourci de 400km

Le canal de Corinthe: 6,3km de long, 21m de large, 79m de haut pour un raccourci de 400km

Les vestiges du temple d'Apollon à Corinthe, sur fond de Péloponnèse enneigé

Les vestiges du temple d'Apollon à Corinthe, sur fond de Péloponnèse enneigé

Devant le Trésor d'Atrée, à Mycènes

Devant le Trésor d'Atrée, à Mycènes

La Porte des Lionnes de Mycènes, restée visible depuis sa construction vers 1250 AC

La Porte des Lionnes de Mycènes, restée visible depuis sa construction vers 1250 AC

Qu'est-ce qu'on joue ce soir au théâtre d'Epidaure?

Qu'est-ce qu'on joue ce soir au théâtre d'Epidaure?

De retour à Athènes, Hermès (messager des dieux et gardien des voyageurs) nous apporte une belle surprise: Arnaud, le cousin de Valéryne, débarque pour quelques jours dans la capitale, les bras chargés de chocolat et autres pièces de vélo.

Avec Arnaud, au temple de Poséidon, à l'extrémité du Cap Sounion

Avec Arnaud, au temple de Poséidon, à l'extrémité du Cap Sounion

Arnaud arrive, mais Héphaïstos (dieu du feu) s’en va. Le thermomètre plonge, le ciel se couvre et la neige revient. Après deux semaines de pause, il est temps de ressortir les vélos… pour les mettre sur un ferry.

Mais où peut bien se cacher Poséidon? Sous l’eau, évidemment! Et la traversée de la Mer Egée aura été fidèle à sa réputation: six heures de navigation, cinq heures de tempête, les trois-quarts du bateau malades…

Sale temps pour une traversée de la Mer Egée…

Sale temps pour une traversée de la Mer Egée…

Ici s’arrête notre escapade européenne. Demain commence notre séjour en Asie. Sous la neige?

Plus loin, c'est l'Asie! Et nous y serons demain!

Plus loin, c'est l'Asie! Et nous y serons demain!


[1] Comment on a rencontré Yiannis? Via CouchSurfing, un site Internet qui rassemble des milliers de gens ayant pour volonté commune de rencontrer des personnes des quatre coins de la planète en mettant à disposition leur canapé. Vous avez dit « réseau social »?

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Lausanne – Marathon

Coup de rétro’ sur 100 jours de vélo

On n’a jamais couru de marathon. Du moins, pas encore…
Mais pour l’heure, notre discipline, c’est le vélo sans chrono.

Alors voici, en quelques chiffres, notre Lausanne – Marathon à nous:

Nombre de jours de voyage: 148
Nombre de jours de vélo: 100 (soit 2 jours sur 3, comme imaginé)
Nombre de jours de vélo sous la pluie: 11, plus quelques bonnes averses par-ci par-là
Température sur la route: entre plutôt frais (-7°C) et plutôt chaud (+36°C)
Nombre de retours en Suisse: 2, dont 1 non planifié

Distance parcourue à vélo: 6’510 kilomètres
Etape la plus longue: 118 km, et ça ne faisait pas que de descendre…
Etape la plus courte: 9 km, on ne devait vraiment pas être en forme ;-)
Distance moyenne par étape: 65 km
Distance moyenne par jour de voyage: 44 km (soit 6 de moins que nos prévisions)

Recours à des moyens de transport alternatifs: 6
10 km de train en Suisse (le premier jour, histoire de casser le mythe direct’)
4 km de ferry en Suisse, pour traverser le lac des Quatre-Cantons
12 km de ferroutage en Autriche, pour retraverser les Alpes
500 m de cabotage en Autriche, pour traverser un affluent du Danube
33 km de fourgon en Albanie, pour traverser un orage monumental en pleine montagne
12 km de ferry en Grèce, pour rejoindre le Père Noël sur l’île d’Eubée

Temps passé à pédaler: 444 heures, 55 minutes et 24 secondes
Dont une bonne dizaine d’heures de nuit… (ça, on n’aime pas)
Soit une vitesse moyenne de 14,6 km/h
Jour le plus long: 7 heures et 35 minutes de pédalage…
Vitesse max: 70,5 km/h (à la descente, on avoue…)

Dénivelé positif cumulé: 54’010 mètres
Dénivelé négatif cumulé: légèrement supérieur
Montée la plus grande: 1’774 mètres, le long de la Grossglockner Hochalpenstrasse
Point culminant: 2’572 mètres, en haut de la Grossglockner Hochalpenstrasse
Nombre d’étapes avec plus de 1’000 mètres de montée: 11
Pente la plus forte: ça devait être du 25%, un truc de fou, emprunté à la descente

Nombre de nuits sous tente: 70
Nombre de nuits invités chez l’habitant: 9
Nombre de nuits en hôtel, pension, auberge, etc: 68

Nombre de crevaisons: 0
Nombre de chambres à air détruite quasi volontairement: 1 (valve arrachée…)
Nombre de jantes kaput: 2 (super non?)
Nombre de patins de frein changés: 2 paires
Nombre de gamelles: 1, très jolie mais sans bobo
Nombre de fois qu’on a été malade: 0, mais ça va sans doute venir…

Mais tout ceci n’est rien comparé au nombre de visages, sourires, saveurs, histoires, paysages et émotions rencontrés en route; comparé à l’ivresse procurée par le vélo et le bonheur de voyager à deux.

Il nous reste à parcourir les 42,195 kilomètres qui séparent Marathon d’Athènes avant de faire une pause bien méritée de quelques jours à la découverte de la culture grecque.

Nous souhaitons de tout cœur une année remplie d’Aventures et de belles découvertes.

Bonne Route pour 2012!

Valéryne et Luc

Sur les traces d'Euclès, le premier coureur de marathon de l'Histoire, il y a 2'501 ans!

Sur les traces d'Euclès, le premier coureur de marathon de l'Histoire, il y a 2'501 ans!

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Bulgarie, Macédoine et Albanie en images

Quelques photos de notre « virage » dans les Balkans ont été rassemblées sur www.fonto.ch.

Elles sont consultables directement à cette adresse: http://www.fonto.ch/fr/avelo/bulgarie-macedoine-albanie/

C’est vrai, cette série contient pas mal de clochers et d’auréoles. Mais finalement, c’est de saison, non?

Belles Fêtes de fin d’année à toutes et à tous!

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Albanie… sous la pluie…

En quittant Ohrid, notre hôte Valentin nous prévient: « Vous verrez, là-bas, c’est assez intéressant… Y a des déchets partout, les gens ne savent pas conduire et les routes sont dans un drôle d’état ». L’espace d’un instant, on aurait pu croire qu’il parlait de ce son pays, la Macédoine… Sauf que les routes y étaient plutôt bonnes et les chauffeurs courtois.

Nous entrons en Albanie sous un ciel menaçant. Quelques heures plus tard, nous sommes sous la tente à manger du pop-corn, juste avant les premières gouttes. Le tonnerre gronde, la nuit promet d’être humide…

Terrain peu favorable pour nuit pluvieuse

Terrain peu favorable pour nuit pluvieuse

La première « bosse » passée, une longue descente s’offre à nous; sous une pluie battante. Nous traversons des villages sans nom et sans visage, emmitouflés dans un épais brouillard et ruisselants de toute part. Partout, des déchets; partout, des maisons à moitié construites. L’atmosphère est lourde et collante… Et cette pluie qui ne s’arrête pas…

On ne fait que passer…

On ne fait que passer…

Nous passerons la nuit à proximité du lit d’une rivière, jonché de sacs en plastique, de jouets cassés, de bouteilles en verre et j’en passe… Les pates sont prêtes et le vent se lève. Pendant la nuit, la pluie redouble, rendant le sol spongieux. Un coup de vent plus fort que les autres et deux sardines se font la malle. Il faut sortir, sous un rideau d’eau. Il pleut comme rarement… Le ruisseau de la veille fait un bruit assourdissant. Il faut partir, et vite!

Le petit ruisseau est devenu une grosse rivière…

Le petit ruisseau est devenu une grosse rivière…

La descente se poursuit par une température de 17°C. On roule en short et chemise… sous nos vestes et pantalons de pluie. Le trafic des gros axes nous pousse sur les routes secondaires. L’état secondaire de celles-ci nos renvoie sur les gros axes. Nous sommes obligés de nous arrêter à plusieurs reprises, des fronts d’eau réduisant la visibilité à quelques mètres…

Trempés jusqu’aux os, nous trouvons refuge dans une magnifique pension ottomane, alors qu’un torrent de boue déferle dans les rues pavées du centre historique de Berat. La tempête se calme enfin…

Centre historique de Berat, de nuit mais sans étoile…

Centre historique de Berat, de nuit mais sans étoile…

Reprenant la route, nous continuons à descendre sous un soleil radieux. Nous découvrons alors la campagne albanaise: orangers, citronniers, oliviers. Et partout, un signe de la main, une cigarette ou un petit coup de klaxon en signe de salut. Forts de l’expérience de nos nuits précédentes, nous optons pour la sécurité: dormir sous tente mais sous un toit.

Bon, il n’y a pas que des avantages: le sol est dur et froid, on n’est pas protégé du vent ni des regrats des voisins. Mais bon, au moins, on est à l’abri… pour passer notre seule nuit de camping sans pluie…

Camping en appartement

Camping en appartement

Vendredi 9 décembre, après 86 jours de vélo et 5’700 kilomètres, nous atteignons la mer. Manque de bol, c’est pas la bonne ;-)

C’est vrai, on y a pensé: prendre un bateau, traverser l’Adriatique, remonter l’Italie, contourner les Alpes avant de boucler la boucle. Mais un autre programme nous attend!

Bord de mer, température douce et sable fin: une météo idéale, qui ne va pas durer...

Bord de mer, température douce et sable fin: une météo idéale, qui ne va pas durer...

Maintenant qu’on est au plus bas, il ne reste plus qu’à remonter! 35 kilomètres plus loin, nous camperons à 1’055 mètres au dessus de la mer, sous une pluie diluvienne…

Y en a marre du camping spongieux! Aller, on plie cette tente et on en parle plus! Mais avant faut bien trouver une solution pour la faire sécher!

Buanderie improvisée dans un couloir d'une pension

Buanderie improvisée dans un couloir d'une pension

Longer la mer à vélo est rarement une activité reposante. Le vent y est généralement violent et la route rarement plate. Ici peut-être moins qu’ailleurs. Près de 3’000 mètres de déniveler sur 130 kilomètres de vent et de pluie. Une succession de béquets à plus de 14%, à la montée, comme à la descente. Soudain, dans un virage un peu plus engagé et détrempé que les autres, c’est la chute. Rien de grave, fort heureusement, mais c’est dans ce genre de cas qu’on est bien contant de se trimbaler un casque…

Les côtes sauvages de la mer ionique

Les côtes sauvages de la Mer Ionienne

Reste un col avant de quitter l’Albanie. 490 mètres, une simple formalité. Sauf qu’on est cuit et qu’on n’est pas aidé: un véritable déluge s’abat sur nous. On trouve refuge près d’une station service; un bus passe… et nous embarque. On n’est pas des héros, on n’est pas des masos. Ou alors juste un peu…

On n'a vraiment pas eu de bol en Albanie, même les parasols ne sont pas étanches…

On n'a vraiment pas eu de bol en Albanie, même les parasols ne sont pas étanches…

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Salade de fruits, jolie jolie jolie!

Ingrédients pour réussir une bonne Macédoine:

  • plusieurs kakis et grenades qui pendent encore aux arbres à cette saison
  • quelques raisins quasi secs, oubliés des vendanges
  • deux ou trois pêches pour passer les cols
  • toutes les pommes reçues au bord de la route
  • un peu de gingembre qui pique le visage dans les descentes
  • un pot de miel pour la douceur et la gentillesse des gens
  • une semelle de chaussure… ça ne doit pas améliorer le goût, mais on en trouve beaucoup au bord de la route!
  • un litre de Sinalco, soda très en vogue dans ce petit pays ;-)
  • un noyau pour une frayeur administrative, une loi nous obligeant à nous enregistrer dans un hôtel moins de 24 heures après avoir passé la frontière. Pas facile quand on campe ici où là…
  • du poivre noir, comme les deux heures de route de nuit. C’est que le soleil se couche tôt dans ce pays!
  • quelques feuilles de tabac et des piments qui sèchent au soleil
Lequel de ces kakis vais-je bien choisir?

Lequel de ces kakis vais-je bien choisir?

Pas de poisson dans notre recette, malgré une pèche abondante sur le lac d'Ohrid

Pas de poisson dans notre recette, malgré une pèche abondante sur le lac d'Ohrid

  1. Peler les différents fruits et les couper en morceaux
  2. Râper le gingembre et ajouter
  3. Mélange le miel avec les fruits
  4. Faire tremper la semelle dans de l’eau chaude toute une nuit puis ajouter le jus à la salade
  5. Arroser de Sinalco
  6. Assaisonner de poivre, en fonction de votre goût pour les sensations fortes. Pour notre part, on ne nous y prendra plus… du moins, on l’espère…
  7. Cacher le noyau tout au fond
  8. Laisser reposer la nuit au frais
  9. Répartir dans des petits bols en terre cuite et décorer avec le piment et les feuilles de tabac
  10. Servir sans crème fouettée, ou juste un tout petit nuage. C’est tellement meilleur au soleil!
En route pour un 1er dimanche de l'Avent extraordinaire

En route pour un 1er dimanche de l'Avent extraordinaire

A déguster au coin d’un bon feu de bois en lisant les histoires de la Première Guerre mondiale [1] ou dans la quiétude d’un monastère.

Au cœur du monastère de Treskavec, perché au sommet d'une montagne

Au cœur du monastère de Treskavec, perché au sommet d'une montagne

La petite église de Sveti Jovan at Kaneo surplombe le lac d'Ohrid

La petite église de Sveti Jovan at Kaneo surplombe le lac d'Ohrid

Bon appétit !

Bon, on avoue, on a surtout mangé des pâtes…

Bon, on avoue, on a surtout mangé des pâtes…

 


[1] Les passionnés d’Histoire pourront lire « La balle perdue » , récit de Jean-Marc Meyrat, sur les aventures de son grand-père, fantassin de la « Grande Guerre ». Le billet « Octobre 1915 – mai 1916, le front d’Orient » évoque notamment la vallée du Vardar que nous avons traversée.

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Est ou ouest, faut-il vraiment choisir?

Ca y est, notre boussole se déglingue! On avait bien dit « On part à l’Est! », non? Pourtant, depuis le nord de la Roumanie, on ne s’est pas approché d’un poil du soleil levant… bien au contraire. Même Istanbul ne semble plus être sur notre route. Mais l’a-t-elle vraiment été?

Peu à peu, nos ours changent de personnalité. D’abord simple moyen de transport permettant de se mouvoir d’un point A à un point B, ils deviennent peu à peu un moyen de s’émouvoir en découvrant des régions inconnues. Peu importe qu’il faille tourner à droite ou à gauche pour visiter tel ou tel village. Peu importe que la visite d’un monastère implique un « détour » de trois jours. Notre Route fait fi de toute direction, laissant une infime trace serpentant sur une carte.

Se laisser guider par les opportunités, pour que ce soit le voyage qui nous fasse, et non le contraire

Se laisser guider par les opportunités, pour que ce soit le voyage qui nous fasse, et non le contraire

En longeant la frontière grecque, nous traversons un paysage vallonné, où le thermomètre, la route et notre moral jouent au yoyo. Mais bientôt, la magie du vélo nous gagne: loin du trafic, chaque montée nous plonge dans un état semi-conscient où seuls notre respiration et le chant de nos roues [1] viennent troubler un silence magnifique. Nos têtes se vident… pour se remplir à nouveau de paysages fantastiques à chaque nouvelle descente.

Premiers rayons de soleil sur une campagne prise par le givre

Premiers rayons de soleil sur une campagne prise par le givre

Les villages que nous traversons, à majorité musulmane, semblent endormis pour l’hiver. Chaque fois, une bonne odeur de feu de bois s’échappe des maisons; parfois, le chant du muezzin s’échappe du minaret de la mosquée. Seuls quelques habitants, manifestement moins prévenants que les autres, s’affairent encore à réduire de gigantesques tas de bois. Nous sommes hors du temps, loin des préoccupations de l’Union Européenne qui, de toute évidence, ne se préoccupe pas de villages comme ceux-ci.

Le village de Dospat accroché à flanc de colline

Le village de Dospat accroché à flanc de colline

Retour sur l’autoroute. Celle qui mène à Bansko, station de ski autoproclamée « Capitale d’hiver des Balkans ». Ici aussi, l’hiver promet d’être rude. La crise, le surnombre de lits d’hôtel et la neige qui ne vient pas… Allez, on n’a pas les chaînes, alors on file!

Cap plein ouest! Mais vite, car le soleil s'en va et le mercure chute!

Cap plein ouest! Mais vite, car le soleil s'en va et le mercure chute!

Mais impossible de quitter la Bulgarie sans faire un petit crochet par Rila, où ce trouve  le plus grand monastère du pays. Caché au fond d’une vallée, ce monastère, fondé en l’an 927, joua un rôle important pour la sauvegarde de la culture et la religion bulgares pendant l’occupation ottomane.

L'église de la Nativité, au cœur du monastère de Rila

L'église de la Nativité, au cœur du monastère de Rila

Toit caractéristique du monastère de Rila

Toit caractéristique du monastère de Rila

Une dernière nuit dans un hôtel avant de poursuivre plein ouest, vers ce petit pays méconnu qu’est la Macédoine.



[1] Pour en savoir plus sur cette douce mélodie, nous vous recommandons la lecture du premier livre de Claude Marthaler, Le chant des roues, disponible dans les bonnes librairies, en bibliothèque et au Cyclocampeur. Attention, ça peut donner des idées ;-)

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Quel temps fait-il à Pomporovo?

En quittant Pomporovo le 4 novembre, la météo était encore relativement clémente. Un soleil radieux miroitait sur les forêts multicolores et le thermomètre oscillait entre 5°C et 15°C. Mais à cette saison, les changements peuvent être brutaux, surtout à 1’600 mètres d’altitude…

Alors qu’en est-il, 10 jours après avoir laissé nos vélos dans cette station de ski des Balkans?

Et bien, le soleil est encore de la partie! Ou plutôt, à nouveau, car les sommets sont saupoudrés d’un sucre-glace étincelant. Le ciel magnifiquement bleu contraste avec les vastes étendues d’arbres, parés pour l’hiver.

La nuit tombe vite, et à 18h00, Pomporovo est plongée dans le noir. Il fait -4° degrés sur le balcon de notre hôtel…

Avant de quitter Pomporovo, nous remercions Ekaterina Dafovska, championne olympique de biathlon aux Jeux de Nagano, pour avoir pris soin de nos petites affaires pendant notre absence.

35 kilomètres de descente nous attendent et, autant le dire franchement, on aurait préféré de la montée, tellement il fait froid… Heureusement que le soleil brille et nous réchauffe un tant soit peu. Au loin, de méchants nuages semblent se diriger vers nous.

La rivière, muette comme une carpe, reste de glace à notre passage

La rivière, muette comme une carpe, reste de glace à notre passage

Devin, station réputée pour ces bains thermaux, nous permettra de nous réchauffer et emmagasiner de l’énergie pour la suite. Les choses sont claires, il nous faudra désormais faire avec l’hiver.

Par chance, Valéryne a mis la main sur un bon gros stock de bois!

Par chance, Valéryne a mis la main sur un bon gros stock de bois!

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Mélancolie bulgare…

Changement de pays, de culture, de langue et… d’alphabet! Et là, on part de zéro.

Le cyrillique, c’est pas facile facile… Si certains caractères sont identiques au latin (comme le « a », le « m » ou le « t »), d’autres sont radicalement différents. En plus il y a les faux amis! Ainsi le « v » devient « B », le « n » devient « H », le « h » devient « X ». Quant au « z », il se mute en… « 3 ». Sans parler des majuscules-minuscules et de la prononciation…

Alors ça ne nous aide pas vraiment pour nous orienter, surtout que notre carte est uniquement en latin et les panneaux en bulgare…

Le premier qui met un commentaire avec les trois lieux indiqués sur le panneau gagne une cacahuète ;-)

Le premier qui met un commentaire avec les trois lieux indiqués sur le panneau gagne une cacahuète ;-)

A notre arrivée en Bulgarie, nous croiserons Todor sur son tricycle « fait maison ». Au fil du temps, Todor a mis en place une petite entreprise de transport de personnes avec des vélos à Paris, à Cannes, en Espagne et bientôt à Londres. Plus d’une vingtaine de rickshaws, tous sortis de son atelier, promènent ainsi les touristes pour des balades insolites, confortables et en musique!

Après une première escapade en Europe, Todor prépare un tour du monde avec son rickshaw. Et ce soir, c’est chez lui, autour d’un bon souper bulgare, que nous parlerons vélo, vélo, vélo…

Avec Todor, entrepreneur et véritable acteur de la mobilité douce

Avec Todor, entrepreneur et véritable acteur de la mobilité douce

Tiens! En parlant de vélo, comment vont nos ours? Plus de 4’000 kilomètres et toujours zéro crevaison au compteur. Par contre, un « léger » voilage est apparu sur nos roues arrière! Un nettoyage complet de nos montures nous permettra d’en identifier la cause…

Jante DT Swiss X450 après 4'000 km de route: no comment!

Jante DT Swiss X450 après 4'000 km de route: no comment!

Bien! Nous sommes à Русе, en България, avec deux капла hors d’usage!
(Pas si difficile que ça le bulgare non?!?)

On pourrait croire la situation critique… Sauf qu’à deux pas de notre auberge se trouve LE magasin de vélo de Bulgarie, avec LE mécano qu’il nous faut. Plus de 2 heures de job par roue, du matériel d’enfer et un travail de précision. L’espace d’un instant, on se serait cru à la Vallée de Joux.

Trouver un magasin pareil, avec un type pareil, dans un endroit pareil? Impossible, sauf si on y croit!

Trouver un magasin pareil, avec un type pareil, dans un endroit pareil? Impossible, sauf si on y croit!

Alors que nos vélos sont entre de bonnes mains, nous apprenons l’hospitalisation d’une amie, proche de Valéryne.

Nous remettre en route est difficile. La fatigue accumulée ces derniers mois se fait sentir et la météo ne nous aide pas. Le ciel est gris, le vent glacial. Et nos pensées continuent à vagabonder entre hier, aujourd’hui et demain; entre notre point de départ, ici et la suite…

L’automne bulgare nous emporte vers le sud, à la recherche d’un peu de chaleur. Mais monastères troglodytes, églises fortifiées et vestiges romains n’y changeront rien; la mélancolie nous gagne…

Le monastère de Basarbovo est le dernier monastère troglodyte en activité de Bulgarie

Le monastère de Basarbovo est le dernier monastère troglodyte en activité de Bulgarie

Forteresse de Tsarevets à Veliko Tarnovo, protégée par des remparts et les méandres de la Yantra

Forteresse de Tsarevets à Veliko Tarnovo, protégée par des remparts et les méandres de la Yantra

Amphithéâtre romain de Plovdiv, construit au 2ème siècle

Amphithéâtre romain de Plovdiv, construit au 2ème siècle

A la croisée des chemins, la Bulgarie surprend par ces différentes facettes. Après avoir été envahi, conquis et occupé par les Grecs, les Romains, les Byzantins puis les Turcs, le pays a passé quarante ans dernier le rideau de fer avant de rejoindre l’Union Européenne en 2007. Tout ceci laisse des traces, tant dans l’architecture, la culture ou la gastronomie.

L'intérieur plein d'espace de la Mosquée Dzhumaya, à Plovidv

L'intérieur plein d'espace de la Mosquée Dzhumaya, à Plovidv

Le soleil brille à nouveau sur les forêts incandescentes des Balkans, alors nous reprenons courage et poursuivons notre route en direction de la Grèce.

La montagne nous en fait voir de toutes les couleurs

La montagne nous en fait voir de toutes les couleurs

L’ascension, longue et rude, nous emmènera jusqu’à une station de ski des Rodopi, déserte en cette saison.

Notre amie s’en est allée pour un long voyage. Nous rentrons en Suisse lui dire adieu.

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