Enfin du plat!

Les derniers jours en Inde se passent dans une ambiance festive. Diwali, la fête des lumières, bat son plein. Cinq jours de célébration qui marquent le Nouvel An dans le nord du sous-continent. A cette occasion, foyers, magasins et même camions sont décorés de bougies. On s’offre des sucreries et des cadeaux. Des feux d’artifice illuminent le ciel.

Diwali, un paradis pour les becs à bonbons

Diwali, un paradis pour les becs à bonbons

C’est dans cette frénésie que l’on rejoint la frontière népalaise entre trafic chaotique, concert de klaxons, décharges à ciel ouvert, usines et villes surpeuplées. Il y a du monde partout! A peine arrêté, on est entouré d’hommes et d’enfants nous regardant sans dire un mot. L’espace de vie prend une autre signification par ici!

La campagne népalaise nous apparaît alors comme une oasis bienfaisante! Les routes semblent désertes. Les voitures sont absentes et seuls quelques bus bondés et des motos nous dépassent. Dans cette région, on se déplace beaucoup à pied et parfois à vélo, l’ambiance est détendue et chaleureuse, les enfants courent au bord de la route pour nous dire bonjour et les invitations se multiplient.

Nous roulons au son des "bye bye" que les enfants nous crient au passage

Nous roulons au son des « bye bye » que les enfants nous crient au passage

Passer de l’Inde au Népal donne l’impression de remonter dans le temps. La campagne est omniprésente, les magasins ont perdu en stock et en variété et les infrastructures sont nettement plus sommaires. Les maisons sont en terre, les toits en chaume et les loisirs inexistants. La vie se déroule lentement, en plein air.

L'eau courante étant rare, la douche se prend en public, entre la vaisselle et la lessive

L’eau courante étant rare, la douche se prend en public, entre la vaisselle et la lessive

Dans les champs, il n’y a pas de machine. Tous les travaux se font à la main, hommes et femmes travaillant dur dès les premières heures du jour.

Un ventilateur actionné à la main pour séparer le riz de la paille. Astucieux!

Un ventilateur actionné à la main pour séparer le riz de la paille. Astucieux!

Jusque dans les années 1950, la majeure partie du Teraï était couverte de jungle. Même si des milliers de paysans sans terre venus des montagnes népalaises et indiennes changèrent le visage de cette région, il reste toutefois de vastes étendues sauvages protégées par des parcs nationaux. Une bouffée d’air, de tranquillité et de verdure dans cette région très cultivée.

La jungle nous offre une véritable haie d'honneur!

La jungle nous offre une véritable haie d’honneur!

Des gros animaux présents dans ces réserves, seules des traces d'éléphants seront visibles

Des gros animaux présents dans ces réserves, seules des traces d’éléphants seront visibles

Dans cet environnement sauvage, pas facile de trouver de quoi camper. On finira par aller demander refuge dans une base militaire. Cet ancien camp d’insurgés maoïstes semble sorti tout droit d’un mauvais film: petits cabanons à l’abandon, poussière et végétation, fumeroles de feux de bois… Pas question d’y dormir, mais le commandant en chef des opérations nous redirigera chez une famille du village voisin!

Photo de famille!

Photo de famille!

Ici est né un homme

Il aurait pu avoir une petite vie pépère entouré de nombreux serviteurs, aux côtés de son père, roi du royaume de Kapilavastu. Il a choisi une autre voie.

Sa mère l’a mis au monde ici à Lumbini, en 563 av. J.C. Depuis, le chemin du milieu prôné par Siddharta Gautama est suivi par des millions de fidèles.

Moines et pèlerins du monde entier viennent ici pour méditer et rendre hommage à celui qui atteignit l’Eveil et devint le Bouddha.

Le temple de Maya Devi abrite le lieu de naissance de Shakyamuni

Le temple de Maya Devi abrite les ruines du lieu de naissance de Shakyamuni

Méditation et prières sous l'arbre de la Sagesse

Méditation et prières sous l’arbre de la Sagesse

Les environs sont parsemés de monastères des communautés bouddhistes. Chacun reflète l’architecture et l’interprétation du bouddhisme propre à son pays. Une sorte de tour du monde de cette philosophie!

La pagode de la Paix (Japon), le temple d'or (Birmanie) et les monastères chinois et vietnamien

La pagode de la Paix (Japon), le temple d’or (Birmanie) et les monastères chinois et vietnamien

Notre séjour dans ce lieu saint coïncide avec la prière pour la paix dans le monde des moines tibétains. Quatre mille moines Sakya venus d’Inde et du Népal se retrouvent pendant dix jours pour prier.

Lors de la puja (prière) du matin, trois heures à psalmodier ensemble

Lors de la puja (prière) du matin, trois heures à psalmodier ensemble

Un véritable campement est monté pour l’occasion avec une logistique dingue. Les moines sont logés sous tente et sont nourris trois fois par jour.

17'000 pains et un bon nombre de litres de thé sortent de la cuisine tous les jours

17’000 pains et un bon nombre de litres de thé sortent de la cuisine tous les jours

A l'heure du repas, il s'agit d'être le premier!

A l’heure du repas, il s’agit d’être le premier!

Et puis, il y a lui: pèlerin parmi les pèlerins. Il est venu à Lumbini à pied, depuis chez lui. 45 jours de marche depuis les Hauts Plateaux, à travers l’Himalaya…

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Une réponse à Enfin du plat!

  1. Admin dit :

    Un grand merci pour tous vos chaleureux messages!
    Ils nous sont précieux et grâce à eux, on avance tous les jours.

    Depuis la publication de cet article, pas mal de kilomètres ont été parcourus.
    Nous avons donc décidé de masquer les commentaires.

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