Gaumarjos!

Conformément à la tradition géorgienne, l’heure est venue de boire un coup! Et nous vous proposons de le faire en chanson. Certes, il ne s’agit pas de musique locale mais ce morceau correspond assez bien à ce que nous avons vécu lors de notre première étape dans le Caucase.

Musique! [1]

Levons nos verres, mes amis!
Levons nos verres…

A l’accueil qui nous a été offert tout au long de notre séjour.

Lors de notre arrivée à Batumi, où nous passerons deux agréables soirées entre Turcs et Géorgiens à écouter de la musique et découvrir les spécialités culinaires locales.

Puis à Poti, où nous resterons près d’une semaine avec Avto, futur cyclo-campeur, qui nous a fait découvrir les richesses de l’ouest de son pays.

Avec Avto, son cousin et son amie au monastère de Motsameta près de Kutaisi

Avec Avto, son cousin et son amie au monastère de Motsameta près de Kutaisi

A Tbilissi, chez Eveline, expat’ au grand cœur, avec qui nous irons « brasser la neige » et passerons de magnifiques moments.

Et, à quelques kilomètres de la frontière arménienne, chez cette famille azérie qui nous prêtera un bout de son champ pour notre seule nuit de camping en Géorgie, sous un ciel magnifiquement étoilé.

Au géorgien, dont l’alphabet est si fascinant. Pas facile de s’y mettre, d’autant plus que, nous voyant hésitants, nos interlocuteurs passent assez rapidement au russe…

L’écriture, aussi belle soit-elle, est restée bien mystérieuse. Quant à l’oral, ça ressemble à un savant mélange d’hébreu et de suisse-allemand…

Merci pour la transcription mais Tbilissi, c'est encore loin???

Merci pour la transcription mais Tbilissi, c’est encore loin???

Aux montagnes du Caucase! Même si elles ont été très discrètes, malgré nos efforts pour aller les voir. Celles de Mestia, cachées par d’épais nuages, nous ont offert leurs pentes poudreuses lors d’une sortie à ski.

Les vélos ne sont d'aucune utilité par ici… Tous sur les pistes!

Les vélos ne sont d’aucune utilité par ici… Tous sur les pistes!

Quant au Mont Kazbek, du haut de ces 5’047 mètres, il a fallut s’en approcher à deux reprises avant de pouvoir l’admirer.

L'ascension du Mont Kazbek n'est pas au programme et pourtant…

L’ascension du Mont Kazbek n’est pas au programme et pourtant…

A la cuisine géorgienne, savoureuse et surprenante. Les khachapuri, sorte de gâteau-pizza au fromage, se déclinent en de multiples variations et les khinkali (gros raviolis à la viande) se dégustent du bout des doigts. L’art culinaire fait partie intégrante de la culture géorgienne; difficile de passer à côté!

A hier, à aujourd’hui et à demain! Voilà vingt ans que la Géorgie a proclamé son indépendance face à l’Union soviétique. Depuis, la rouille a gagné du terrain et l’industrie semble au point mort. Tant d’infrastructures, tant de bâtiments laissés à l’abandon, transformés peu à peu à l’état de ruines glauques par le temps qui passe.

A Gori, la dernière statue de Stalin encore debout a mystérieusement disparu, mais son musée est encore là, exposant une vision unilatérale de l’enfant du pays.

Mais un vent nouveau souffle sur la Géorgie; la police a été intégralement révoquée pour lutter contre la corruption et l’anglais fait une entrée remarquée dans les écoles. D’autre part, le pays se tourne peu à peu vers le tourisme, donnant parfois des contrastes saisissants entre « hier » et « demain ».

Dans le centre de Tbilissi: les quartiers du Patriarche et les ruelles de la vieille ville

Dans le centre de Tbilissi: les quartiers du Patriarche et les ruelles de la vieille ville

Et ce soir, au théâtre de marionnettes de Tbilissi, on y joue « La Bataille de Stalingrad »…

Théâtre de marionnettes dans la vieille ville de Tbilissi où tout est un peu de guingois…

Théâtre de marionnettes dans la vieille ville de Tbilissi où tout est un peu de guingois… 

A toi l’inconnu qui, au détour d’une rue, me pris par le bras pour m’embrasser comme un frère.

A la paix! Difficile à croire qu’il y a moins de quatre ans, le pays était en guerre. Certes, les hostilités n’ont duré que cinq jours, mais ce fut suffisant pour remettre les questions liées à l’Ossétie du Sud et à l’Abkazie sur le devant de la scène. Même si la paix est revenue, la problématique reste. L’Ossétie du Sud est pour l’heure coupée du monde et l’Abkazie reste en porte-à-faux entre la Russie et la Géorgie, entre le Caucase et la mer Noire…

Aux chauffards chauffeurs qui nous ont soigneusement évité, parfois de peu… Pas évident de voyager à vélo en Géorgie, surtout en cette saison…

Et dire que le projet de base était de venir ici à vélo…

Et dire que le projet de base était de venir ici à vélo…

Les routes sont dans un état de délabrement avancé et la conduite des plus hasardeuse… Les panneaux de signalisation, bien que généralement transcrits, brillent pas leur absence. Quant aux auto-écoles, on n’en a pas vu…

Quarante centimètres de neige fraiche dans les rues de Kutaisi, pas d'autre choix que prendre le train…

Quarante centimètres de neige fraiche dans les rues de Kutaisi, pas d’autre choix que prendre le train…

Au silence… ce silence qui fait un bien fou, alors que dehors souffle un vent violent et glacial. Ce calme qui repose l’esprit alors que se bousculent des questions et des doutes. Cette absence de bruit qui, peu à peu, se transforme en présence.

En route pour le monastère Tsminda Sameba sur les hauts de Kazbegi

En route pour le monastère Tsminda Sameba sur les hauts de Kazbegi

Le monastère Tsminda Sameba lors de notre deuxième visite. La veille, on n'y voyait rien…

Le monastère Tsminda Sameba lors de notre deuxième visite. La veille, on n’y voyait rien…

A l’Hiver! En rejoignant le mer Noire, nous espérions te quitter… Tu nous auras fait la totale: journée d’anthologie sur nos vélos, route de montagne coupée par la neige, paysages défilant comme un film en noir et blanc…

Hiver long et vigoureux, et pas que pour nous. Mais on a toujours pu dormir dans un endroit tempéré et manger à notre faim. De nombreux habitants des régions traversées n’ont sans doute pas eu cette chance là…

Levons nos verres, mes amis!
Levons nos verres…
A l’hiver qui prend fin,
Au printemps qui s’en vient.


[1] Jean-Louis Aubert / Hiver / EMI / 2010 / www.jeanlouisaubert.com

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Une réponse à Gaumarjos!

  1. Admin dit :

    Un grand merci pour tous vos chaleureux messages!
    Ils nous sont précieux et grâce à eux, on avance tous les jours.

    Depuis la publication de cet article, pas mal de kilomètres ont été parcourus.
    Nous avons donc décidé de désactiver les commentaires sur ce billet.

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    Merci!